Placements : état des lieux des possibilités
Placements : état des lieux des possibilités
Comment préparer sa retraite ?
Le passage à la retraite est généralement synonyme de baisse significative des revenus. La question de création de revenus complémentaires se pose et peut alors prendre différentes formes. Chaque individu a sa propre sensibilité au risque, ses propres objectifs de terme d’investissements et d’optimisation fiscale. De plus, la liste des produits de placements est longue et variée et chacun de ces instruments possède ses spécificités. Il est donc important, dans une approche globale, d’appréhender l’ensemble de la situation d’un investisseur (situation personnelle, professionnelle, budgétaire, patrimoniale,…) afin de définir ses objectifs et réticences en matière d’investissement.
L’immobilier : Propriétaire de sa résidence principale ?
L’achat de sa résidence principale est une valeur sûre. Les avantages de la propriété sont réels : pas de loyers à décaisser lors du passage à la retraite, sentiment de sécurité, effet de levier du crédit en cas de plus value à la revente… Cependant l’accès à la propriété comporte des écueils. L’investisseur peut avoir mal anticipé les coûts liés à cet achat : travaux, imposition, intérêts d’emprunts… Il est donc nécessaire d’évaluer la situation dans son ensemble et de réaliser un achat en adéquation avec ses objectifs (revente ? travaux ? etc.…).
Les fonds SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) ont pour objet l’acquisition d’actifs immobiliers. L’investisseur acquiert une part dans la société et reçoit un dividend qui est fonction des placements immobiliers réalisés par le fonds. Le capital n’est pas garanti. Cependant ces investissements restent peu risqués (actif immobilier) et assez souples (achat de part, possible à crédit). Les investisseurs sont généralement considérés comme des petits ou moyens épargnants et la rentabilité espérée dépend des fluctuations du marché de l’immobilier. C’est un investissement long terme qui permet de se créer un complément de retraite. A noter que les SCPI spécialisées dans l’immobilier de bureaux ont été très lucratives ces dix dernières années.
Le dispositif Scellier est venu remplacer les lois Robien et Borloo, dans l’optique de dynamiser le secteur de l’investissement locatif dans les zones où la demande en location est importante. L’incitation est forte et correspond à une réduction d’impôt de 25% du prix de revient du logement. La durée d’investissement doit être de 9 ans et l’investisseur doit s’engager à louer ce logement à un prix légèrement inférieur au marché.
Rappel : Pour bénéficier de ce dispositif, il faut acheter un logement neuf ou en l’état futur d’achèvement entre le 1 janvier 2009 et le 31 décembre 2012 et s’engager à la location de ce biens (nu et à usage d’habitation principale) pendant une durée minimale de neuf ans. Les loyers perçus sont plafonnés (fonction de la zone géographique) tout comme la valeur du bien neuf (300 000€).
Ce dispositif a été très largement plébiscité, et est toujours très intéressant (accès à la propriété, effet de levier, optimisation fiscale) mais semble s’essouffler. En effet, la réduction d’impôt se réduit au fil des années ; ainsi un logement à basse consommation qui devait bénéficier de 20% de réduction d’impôt en 2012 (contre 25% en 2010) devrait une nouvelle fois être raboté à 18%. Ajouter à cela la baisse des plafonds des loyers de 14 à 26% …
Les assurances-vie
Le principe des assurances-vie est de garantir le versement d’une rente à partir d’un moment donné, à un bénéficiaire désigné. Les contrats peuvent être de natures diverses, en euro (capital garanti et intérêts crédités acquis), multisupport (capital non garanti investi sur des actions, obligations,…) ou en annuités variables (capital garanti et revalorisation de la rente). Ces contrats sont la base d’une bonne préparation de la retraite.
Les produits spécifiques
Le plan épargne retraite populaire (PERP) lancé en 2003 n’a pas eu le succès escompté. Ce produit pourtant accessible à tous, et sans risque de perte du capital, permet, de se constituer une rente viagère en réalisant des versements. L’intérêt de ce produit réside dans l’avantage fiscal qu’il procure aux hauts revenus : les cotisations sont déductibles des revenus imposables de l’année précédente. L’«échec» de ce produit, s’il est avéré, réside dans quelques désagréments fiscaux. Par exemple le capital est bloqué et la rente viagère perçue est fortement imposée. Enfin, la performance de ces fonds n’est pas supérieure à celle des assurances-vie.
Il existe enfin différents fonds, qui ciblent une clientèle particulière. On peut citer le Préfon, réservé aux fonctionnaires et leurs proches, le Madelin, pour les professions libérales, et la retraite mutualiste du combattant.
La bourse
D’autres investisseurs, ou dans une optique de diversification, s’orienteront vers des placements risqués, où le capital n’est pas garanti. L’achat d’actions de façon autonome permet d’investir en suivant ses propres convictions. Dans ce monde d’initié et dans une période où les marchés sont particulièrement volatils, la prise de risque est importante et correspond au montant de l’investissement mais l’espérance de gain est infinie…
Les plus « courageux mais pas téméraires » peuvent confier cette gestion aux gérants de PEA. En plus de confier la gestion de leur capital à des professionnels, le PEA offre une fiscalité avantageuse…
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