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Analyse : lundi noir et après…


international moneyQue nous dit ce lundi noir ? Comment interpréter les signaux ? Notre analyse est la suivante : fin juillet-début août, nous avions une probabilité de Grexit qui a ralenti notre marché Européen. Outre Atlantique, nos amis de la FED envisagent un rehaussement des taux, sauf que rien n’arrive. Et enfin, du côté du soleil levant une croissance espérée du gouvernement qui en réalité n’est pas là et c’est l’arrêt de la croissance chinoise, largement prévisible. Sauf que cet arrêt entraine avec lui les pays émergents, mais pas uniquement. Le marché américain se retrouve avec un genou à terre. Le marché européen, quant à lui, monte à bord de la même galère et profite de la tempête. Notons aussi que le retour des traders qui découvrent en ce lundi matin leurs énormes moins values a aidé à la crispation sur le bouton vendre et a accentué la situation de panique sur les marchés.

Que se passe-t-il en Chine ? Le marché chinois ralentit. Les industriels chinois devraient donc se retrouver en sur-production et ainsi inonder les marchés de produits à très bas coût, ce qui va nécessairement conduire à une chute des économies locales des pays occidentaux. De plus, la baisse du Yuan va permettre de faire revenir les investisseurs, de relancer les exportations et ainsi l’économie chinoise. Alors que de notre côté l’euro va grimper par rapport au dollar, ce qui, en plus du reste, va freiner toutes nos exportations.

Mais pourquoi la Chine lance des manoeuvres de dévaluation de sa monnaie ? Nous avons déjà une réponse plus haut, mais ce n’est pas la seule. En effet, pour intégrer le Yuan aux monnaies du FMI, celui a exigé que la Chine dévalue sa monnaie pour pouvoir profiter du système des DTS. Ce qui semble être une crise économique mondiale majeure, pourrait donc en réalité n’être qu’un simple jeu géopolitique de la Chine.

Et la suite ? Si l’on regarde ce qui se passe du côté du Brent, là encore il y a un petit jeu malsain entre les Saoudiens et les Américains. Maintenir un pétrole entre $40 et $60, c’est s’assurer de la faillite des investissements américains dans le gaz de schiste et donc maintenir un monopole sur l’énergie fossile la plus utilisée au monde. Dans le même temps l’Iran s’en mêle et annonce la mise sur le marché mondial de son propre pétrole, nous arrivons donc à un prix de baril qui passe en deçà des $40. L’histoire nous a montré que ces situations amenaient les américains à montrer les dents, pour ne pas dire les armes.

D’un point de vue boursier, cette bulle géopolitique pourrait retrouver une stabilité d’ici un à trois ans (Novembre 2016 selon le FMI). Cependant, le retour aux fondamentaux pourra se faire après la vague de panique actuelle et le retour à des valorisations normales des valeurs.

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